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Nous sommes une association culturelle franco-italienne, à but non lucratif.

 

Le siège social de notre association (n° W751269419) est 60 rue François-1er 75008 Paris 8e. 

Comité Directeur :

Martin Aurell, Université de Poitiers
Romeo Bufalo, Università della Calabria
Saverio Guida, Università di Messina
Franco Langher, ancien Procureur Antimafia au sein du Parquet de la République de Messine et enseignant de Droit de l'économie à l'Université de la même ville

Lucia Lazzerini, Università di Firenze
Raffaele Pinto, Universitat de Barcelona

Antoni Rossell, Universitat Autònoma de Barcelona
Lucinia Speciale, Università del Salento

Malinka Velinova, Université de Sofia

Ainsi que l'Associazione per la Protezione dei Manoscritti Medievali.

Parmi les membres du Comité d'honneur :

Christopher Prescott, Prof. émérite de l'Université d'Oslo et de l'Institut Norvégien de Rome (Det norske institutt i Roma)

Leena Löfstedt, Prof. émérite de l'Université de Jyväskylä et de Helsinki, Finlande

Patrick Labarthe, Prof. émérite de l'Université de Zurich, Romanisches Seminar

Membres juniores du comité directeur :

Adrienn Orosz, Doctorante, Université Eötvös Loránd de Budapest

Arianna Carlotta Teresa Vaudano, Doctorante, Università di Cassino

Nous avons créé notre association à la suite d'un incident tragique ayant touché notre collègue, la philologue Carla Rossi, victime d'une violence inouïe sur les réseaux sociaux ainsi que de violences physiques. Depuis plus de 25 ans, la Professeure Rossi se consacre à l'étude du marché des manuscrits médieévaux réduits en lambeaux à des fins lucratives. Elle a documenté cette activité dans des publications imprimées et en libre accès, ainsi que lors de conférences publiques. Elle a également exposé les agissements d'un véritable lobby de "biblioclastes", dont font partie des galeries et des maisons de vente aux enchères de renom, et a dénoncé cette activité en Italie auprès du Corps pour la protection du patrimoine culturel des Carabinieri (TPC).

Quelques jours seulement après la publication d'un article en ligne documentant cette dénonciation, elle a commencé à être la cible d'accusations absurdes émanant d'un collaborateur indépendant de ce lobby, nommé Peter Kidd. Entre Noël et le Nouvel An 2022-2023, une multitude de profils Twitter, soit faux, soit liés audit Monsieur Kidd, ont commencé à la diffamer en l'accusant de vol, de plagiat, et en s'attaquant à sa famille en publiant des photos personnelles de ses filles. Ils ont qualifié son mari de pédophile et ont également attaqué de nombreux collègues qui s'étaient mobilisés pour la défendre. 

Après qu'un journaliste ait publié en ligne l'adresse privée de la Professeure ainsi que la photo de sa boîte aux lettres (en enfreignant ainsi la loi sur la privacy), la famille de notre collègue a été victime de crimes, signalés à la police de trois pays différents. La réponse de Carla Rossi aux violences subies depuis Noël 2022 a été exclusivement d'ordre scientifique, par la publication d'articles et par des conférences où elle a démontré les véritables liens entre certains des individus qui s'en sont pris à elle et le lobby des "biblioclastes". Cet engagement a suscité encore plus de violence de la part de ses détracteurs (avec la publication de deux nécrologies célébrant la mort de la Professeure, la page Wikipedia de notre collègue remplie d'insultes, la diffusion de vidéos diffamatoires et moqueuses).

Certains des profils Twitter qui se cachent derrière des pseudonymes (https://twitter.com/WhiteKnightti) ont également menacés des membres de l'OProM.

Carla Rossi a fait don à notre association de sa base de données, contenant des informations sur plus de deux cents manuscrits démembrés au cours des dernières années (lien), ainsi que de ses reconstitutions numériques de manuscrits démembrés (lien). 

La question fondamentale sur laquelle notre collègue insiste est la suivante : il faut cesser de considérer les feuillets extraits des manuscrits médiévaux démembrés comme de simples fragments ! Un fragment de manuscrit est bien différent. Comme l'a écrit Carla Rossi dans un article pour les Cahiers de Civilisation Médiévale : « Il est impératif de renoncer à l'emploi du terme 'fragment' pour désigner simplement un feuillet récemment extrait d'un manuscrit. En effet, dans le domaine des études sur l'histoire des manuscrits, le terme 'fragment' est généralement utilisé pour décrire une partie résiduelle d'un codex qui a subi des dommages au fil du temps, tels que l'usure, la détérioration ou même la réutilisation volontaire du parchemin. Il serait donc important de faire la distinction entre les fragments anciens, qui résultent d'un processus historique, et les feuillets intentionnellement découpés à des fins lucratives. Cette distinction fondamentale permettrait d'adopter différentes approches à la préservation, le catalogage et l'étude de ces matériaux. Ainsi, il ne suffit pas d'être seulement historien de l'art ou codicologue pour développer des projets de recherche qui dépassent la simple indexation et classification des "fragments". Aujourd'hui encore, certains universitaires défendent vigoureusement la validité des démembrements et ont fait du fétichisme des fragments un culte lucratif, construisant autour des feuillets manuscrits de la collection d'Ege des projets de recherche qui seraient considérés comme peu valables scientifiquement ailleurs dans le monde, notamment en raison de l'absence d'étude philologique des textes contenus dans ces fragments et de la méconnaissance presque totale du latin des chercheurs qui ont travaillé sur eux, qui n'ont pas non plus une connaissance appropriée de l'histoire des ateliers de production». 

Après que notre collègue a dû déménager dans un autre État en raison des violences qu'elle a subies, nous nous mobilisons pour faire connaître son histoire et pour pousser les institutions à prendre des mesures sérieuses en faveur de la préservation des manuscrits médiévaux, ainsi que pour protéger les personnes qui signalent leur destruction !

Notre objectif est de rassembler des chercheurs du monde entier et collaborons principalement avec des institutions en Italie et en France. L'association, reconnue comme organisme de recherche et de formation par la Commission européenne (PIC: 881779277) dispose d'un laboratoire de restauration numérique dédié à la reconstitution des manuscrits démembrés.


Conformément à l'article 3 de notre statut, le but de l'association est de protéger et de préserver les manuscrits médiévaux démembrés.

Nous nous engageons à:

1. Demander à l'UNESCO et aux gouvernements une convention internationale pour la protection du patrimoine livresque médiéval (manuscrits et incunables). Il est important de rappeler que les marchands membres de la International League of Antiquarian Booksellers, ILAB, sont tenus de se conformer à la politique suivante : "Members are committed to the preservation of historical materials and should not break complete and intact copies of books or manuscripts. /Les membres s'engagent à préserver les matériaux historiques et ne doivent pas détruire des exemplaires complets et intacts de livres ou de manuscrits."

En réalité, très peu respectent cette règle et, en principe, ces marchands pourraient d'abord être signalés à l'ILAB. Mais nous demandons plus : en fait, une telle convention internationale permettrait de sensibiliser les pays à l'importance de préserver l'intégrité des manuscrits médiévaux et des incunables, ainsi qu'à l'impact négatif de leur démembrement. Elle pourrait établir des directives claires sur les meilleures pratiques de conservation et de gestion de ces documents historiques, et encourager les pays à adopter des lois et des réglementations appropriées pour prévenir le démembrement des manuscrits. En outre, une telle convention pourrait faciliter la coopération internationale en matière de restitution des fragments dispersés, encourageant les pays à collaborer pour reconstituer les manuscrits et à les rendre accessibles au public dans leur intégralité. Il est donc important de faire pression sur les organisations internationales telles que l'UNESCO et les gouvernements afin qu'ils reconnaissent l'urgence de cette question et prennent des mesures pour protéger le patrimoine livresque médiéval. En sensibilisant l'opinion publique et en mobilisant les acteurs concernés, nous pouvons espérer progresser vers une meilleure préservation et un respect accru de ces précieux témoignages de notre histoire.

2.  Créer un consortium universitaire européen dédié à l'organisation de cours, de conférences et d'initiatives académiques sur les méthodes de reconstruction physique et numérique des codices démembrés. Nous croyons fermement en la valeur de la collaboration entre les institutions universitaires européennes afin de promouvoir la recherche, l'échange de connaissances et le développement des compétences dans le domaine de la reconstruction des codices démembrés. 

Plutôt que de considérer les fragments de manière isolée, nous préférons adopter une approche globale de restauration et de reconstitution des manuscrits démembrés. Nous croyons fermement que chaque feuille détachée doit être replacée dans son contexte original et réintégrée numériquement dans un ensemble cohérent.

Notre approche met l'accent sur la restauration et la recomposition des manuscrits démembrés, plutôt que sur l'exaltation du fragment en tant qu'objet statique. Nous considérons chaque feuille détachée comme faisant partie d'un tout et cherchons à lui redonner son intégrité et sa signification au sein du manuscrit d'origine.

En facilitant ces initiatives, nous visons à renforcer la communauté universitaire spécialisée dans ce domaine et à favoriser le partage des meilleures pratiques. Les cours proposés permettront aux étudiants et aux chercheurs de se former aux techniques de reconstruction physique et numérique des codices démembrés, en mettant l'accent sur les approches interdisciplinaires et les méthodologies innovantes.

Les conférences offriront un espace de dialogue et de partage des dernières avancées dans le domaine de la reconstruction des codices démembrés, réunissant des chercheurs, des experts et des passionnés de différents horizons.

En plus des cours et des conférences, nous organiserons également d'autres initiatives académiques telles que des ateliers pratiques, des projets de recherche collaboratifs et des publications spécialisées pour stimuler la recherche et encourager les échanges académiques.

En créant ce consortium universitaire européen, nous aspirons à renforcer la coopération entre les institutions et à établir un réseau solide d'experts et de chercheurs engagés dans la préservation et la reconstruction des codices démembrés. Ensemble, nous pourrons contribuer de manière significative à la préservation de notre patrimoine culturel et à la transmission de ces trésors médiévaux aux générations futures.

3. Participer à des projets européens dans le même but. Nous reconnaissons l'importance de collaborer avec d'autres organisations et initiatives européennes ayant des objectifs similaires. En participant à des projets européens, nous pouvons élargir notre impact, partager nos ressources et nos connaissances, et travailler ensemble pour atteindre nos objectifs communs de préservation et de reconstruction des codices démembrés.

4. En travaillant avec des centres de recherche, qu'ils soient publics ou privés, ainsi qu'avec des associations partageant nos objectifs, nous pouvons mutualiser nos compétences, nos ressources et nos efforts pour maximiser l'impact de nos actions. Nous cherchons à établir des partenariats solides et durables afin de mener à bien notre mission commune de protection et de reconstruction des codices démembrés.

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