TIMELINE
In 1979, three illuminated leaves—ff. 9, 11 and 20—were cut from and stolen from manuscript E.V.5 of the Biblioteca Nazionale Universitaria di Torino. Photographic documentation of the intact manuscript had been preserved by the Carabinieri Command for the Protection of Cultural Heritage (TPC) since 1982.
In 2006, Prof. Carla Rossi initiated the Biblioclasm & Digital Reconstruction research project, subsequently supported by the development of a specialised methodology and digital-reconstruction programme (source: https://archivalia.hypotheses.org/28491). From 2016 onwards, working with different research teams, Prof. Rossi has contributed to the identification and virtual reconstruction of approximately two hundred fragmented or dispersed manuscripts.
In 2013 and 2015, the three leaves stolen from the Turin manuscript E.V.5 reappeared on the international art market as separate lots at Sotheby’s London. They were offered as lots 19–21 on 2 July 2013 and again as lots 49–51 on 7 July 2015. The 2015 catalogue entries were prepared by Peter Kidd. Comparison with the TPC’s historical photographs established that the leaves had been removed from the publicly owned Turin manuscript. They were subsequently located in Brussels, recovered and returned to the Biblioteca Nazionale Universitaria di Torino in November 2018.
On 20 October 2022, Prof. Rossi submitted a report to the TPC concerning the commercial dismemberment and dispersal of intact medieval manuscripts. The report drew attention to practices whereby complete manuscripts are purchased, dismantled and resold leaf by leaf at substantially increased prices, sometimes with the participation of dealers, auction houses and specialist consultants. Such practices may raise serious legal and ethical issues, including those addressed by Articles 20(1) and 30(3) of the Italian Cultural Heritage and Landscape Code.
Prof. Rossi also submitted documentation concerning the fragmentation and international circulation of French and German manuscripts. One of these cases concerned the Book of Hours of Louis de Roucy, formerly known as the Courtanvaux–Elmhirst Hours. Unlike the Turin case, the Roucy manuscript was not stolen from a public collection: it was sold substantially intact in New York in April 2009 and subsequently dismantled for commercial resale. Three of its leaves appeared as lots 42–44 in the same Sotheby’s sale of 7 July 2015 in which the stolen Turin leaves appeared as lots 49–51. Prof. Rossi later reconstructed the Roucy manuscript digitally.
On 20 December 2022, Prof. Rossi published an investigative article in AboutArt calling for stronger protection of European manuscript heritage:
The article drew particular attention to an Italian manuscript that was dismantled and sold in Germany while still bearing labels indicating its provenance from an Italian library. Two days after its publication, Peter Kidd began a sustained online campaign of accusations against Prof. Rossi through his blog and social-media accounts. The campaign intensified between Christmas and New Year 2022 and continued during the following months. Prof. Rossi and OProM have documented this as a campaign of defamation and public discredit connected with her provenance research and her reports concerning the manuscript trade. The relevant documentation is available at:
https://www.receptio.eu/receptiogate
On 8 June 2026, Prof. Rossi submitted further documentation to the Carabinieri TPC in Rome concerning the Turin manuscript, the Sotheby’s sales and the conduct of experts associated with the circulation and cataloguing of the stolen leaves.
In August 2026, Prof. Rossi published the documentary study:
“From Sotheby’s to Character Assassination: The Case of Turin MS E.V.5. Provenance Research, Market Expertise, and Institutional Responsibility,”
Theory and Criticism of Literature and Arts, vol. 10, no. 5 (2026).
DOI: https://doi.org/10.5281/zenodo.22045401
The study reconstructs the 1979 theft, the leaves’ reappearance at Sotheby’s in 2013 and 2015, their identification and recovery, and the relationships among provenance research, commercial expertise and institutional responsibility. It also examines the campaign of public discredit directed against Prof. Rossi after she began reporting manuscript dismemberment and the circulation of cultural property of illicit origin. The article distinguishes clearly between the Turin leaves, stolen from a public collection, and the leaves of the Book of Hours of Louis de Roucy, dispersed commercially after the intact manuscript was sold in 2009.
Prof. Rossi has also discussed the destruction and commercial dispersal of manuscripts, together with Peter Kidd’s documented role in relevant sales and cataloguing activities, in lectures at the Universitat Autònoma de Barcelona:
https://webs.uab.cat/occita/conferencies/
DOCUMENTS AND MATERIALS MADE PUBLIC BELOW
1. OProM vs Fragmentarium — video and supporting documentation
2. Statements by scholars contesting the allegations transmitted to the Swiss National Science Foundation and expressing support for Prof. Rossi’s research
3. Letter sent to the SNSF by Dr Malinka Velinova of Sofia University
4. Official OProM statement
5. Documentary study on the stolen Turin leaves and the subsequent campaign of public discredit
From Sotheby’s to Character Assassination: The Case of Turin MS E.V.5. Provenance Research, Market Expertise, and Institutional Responsibility
Madame, Monsieur,
Maitresse de conférences d’histoire de la langue française au Département d’études romanes de l’Université de Sofia « St Clément d’Ohrid », docteure de l’Université Paris – Sorbonne (Paris IV) depuis 2015, enseignante qui anime un cours sur le livre au Moyen Âge français pour les étudiants en lettres françaises, je me permets d’exprimer à votre intention mon profond étonnement de tout ce qui arrive ces derniers mois à Mme Carla Rossi, philologue médiéviste de renom à l’échelle internationale, spécialiste non seulement excellant dans le domaine des manuscrits occidentaux du Moyen Âge mais aussi – et surtout, parce que c’est très rare de nos jours ! – dévouée à la profession au plus haut degré, luttant notamment contre l’activité criminelle de ceux qui détruisent les manuscrits par démembrement pour des buts lucratifs personnels, et faisant tout son possible – de manière bénévole ! – pour préserver l’héritage historique et culturel de l’Europe et de l’humanité, en luttant aussi dans le même temps contre l’ignorance qui s’impose de plus en plus, y compris parmi les soi-disant spécialistes et professionnels (leur expliquant par exemple ce que c’est qu’un fragment d'un manuscrit médiéval).
J’ai contacté la Professeure Rossi il y a quelques mois, impressionnée par la qualité et l’envergure de ses recherches, de ses publications et de son projet de reconstruction numérique de manuscrits démembrés. Quelle a été ma surprise d’apprendre peu après qu’elle était victime d’accusations absurdes de plagiat (touchant à des notions des plus élémentaires de culture générale) et de toute une campagne diffamatoire des plus ignobles, se servant de moyens d’agression psychique et physique ! Et tout ceci en Europe, cette Europe qui se félicite des fondements stables de sa démocratie, de la défense des droits de l’homme, de sa société reposant sur la justice, l’intégrité de la personne, l’éducation...
Mais ce qui m’a rendue, et me rend toujours, perplexe par-dessus tout, c’était d’apprendre tout récemment que le Fonds national suisse de la recherche scientifique, au lieu de défendre la Professeure Rossi, en mobilisant tout le potentiel dont il dispose, en particulier scientifique, de ses experts, ce qui à mon sens lui incombe par défaut, vu l’inconsistance flagrante des accusations contre elle, avait curieusement pris le parti opposé.
Prendre le parti de ceux qui accusent Mme Rossi de plagiat par ces arguments des plus stupides, correspond non seulement à une ignorance crasse mais aussi à un esprit criminel. J’ose donc espérer qu’il ne s’agit que d’un simple malentendu survenu lors la prise de cette position par les représentants du Fonds.
J’ose espérer, Madame, Monsieur, que vous reviendrez sur votre position, qui ne vous fait pas, pour le moins, honneur, ni du point de vue de l’éthique de la communauté scientifique ni du point de vue du professionnalisme de vos experts, qui, comme l’a montré dans le détail Mme Rossi, égale celui des moins instruits, n’ayant aucune notion de culture générale.
En attendant votre autodémenti et les excuses publiques, devant la communauté scientifique internationale, adressées à la Professeure Carla Rossi, je ferai de mon mieux pour faire connaitre dans le détail à tous mes collègues, en Bulgarie et à l’étranger, ce qui arrive à une de nos collègues parmi les plus dévoués d’entre nous.
Sincères salutations,
Malinka VELINOVA
Docteur en Linguistique
Maître de conférences en Histoire du français
Université de Sofia "Saint Clément d'Ohrid"
2. STATEMENTS
3. Official OProM statement
Mesdames et Messieurs du Fonds National Suisse,
Nous nous adressons à vous en tant que comité scientifique de l'Organisation pour la Protection des Manuscrits Médiévaux (OProM). Nous avons examiné en détail vos accusations à l'encontre d'une éminente chercheuse mondialement reconnue, la Professeure Carla Rossi (actuellement "Visiting Expert" en histoire de la miniature médiévale à l'UniSalento, attachée à la chaire de la Prof. Speciale). Notre première réaction a été : "Les Suisses ne connaissent pas le vocabulaire artistique et accusent de plagiat ceux qui l'utilisent correctement !" Malheureusement, la question est bien plus grave et doit être portée à l'attention du public et de la communauté internationale.
L’OProM est prête à engager une action en justice internationale contre le Fonds National Suisse pour les raisons suivantes :
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Par ignorance manifeste, le Fonds National Suisse a participé au massacre médiatique (et physique) d'une éminente chercheuse qui jouit depuis 30 ans de l'estime de la communauté scientifique internationale.
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En accusant la Professeure Rossi de plagiat, avec une phrase qui est incorrecte d'un point de vue scientifique, à savoir : " The titles of the miniatures in Rossi 2022 are identical to the titles in the blog. [Trad. Les titres des miniatures dans Rossi 2022 sont identiques aux titres du blog] ", vous accusez l'ensemble de la communauté scientifique qui utilise les termes tels que "Annonciation", "Visitation", etc., de plagier le blog de Peter Kidd. Nous tenons également à souligner qu'aucune langue ne pourrait qualifier ces éléments de "titres", car ils sont des "denominations" ! Cela révèle déjà l'ignorance flagrante des prétendus experts du Fonds National Suisse, qui n'utilisent même pas le vocabulaire correct dans leurs accusations absurdes.
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Le FNS finance depuis des années, par l'intermédiaire du projet Fragmentarium, ceux que la Professeure Rossi a dénoncés pour collusion et complicité avec les marchands d'art qui détruisent les manuscrits médiévaux, portant ainsi atteinte au patrimoine culturel européen. Le FNS soutient et finance une mauvaise conduite scientifique de la part des collaborateurs de Fragmentarium, qui classent comme des fragments ce qui sont en réalité des feuillets de manuscrits démantelés à des fins lucratives. Compte tenu de l'ignorance de la commission du FNS, il est bon de rappeler ce qu'est un fragment et ce qu'est un feuillet découpé à des fins lucratives. Un fragment est un morceau d'une œuvre d'art, en l'occurrence un manuscrit, qui s'est détaché de l'œuvre d'art au fil du temps pour des raisons naturelles. Un feuillet découpé d'un manuscrit N'EST PAS un fragment, et c'est une mauvaise pratique scientifique de le cataloguer comme tel. Au contraire, il convient de préciser son origine exacte, comme le fait la Professeure Rossi, qui réintègre numériquement les folios dans le manuscrit d'origine qu'elle restaure virtuellement.
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Comme l'a justement souligné la Docteure Malinka Velinova de l'Université de Sofia (sa lettre en bas de page, et publiée sur notre site web www.oprom.eu/snsf), la Professeure Rossi dénonce depuis des années cette mauvaise pratique scientifique, et il n'est pas anodin que Lisa Fagin Davies, une chercheuse américaine médiocre qui collabore avec Fragmentarium et tire profit du démembrement de notre patrimoine européen, ait inventé le hashtag "receptiogate" sur Twitter et ait régulièrement envoyé des courriels de menaces à la Professeure Rossi.
En conclusion, il doit être clair pour le FNS que nous, membres de l'OProM, ainsi que de nombreux collègues d'universités internationales, sommes prêts à porter le Fonds National Suisse devant la Cour européenne des droits de l'homme , la Cour internationale de Justice · la Cour de justice de l'Union européenne en intentant une action en justice, tout comme nous l'avons fait en signalant le cyberharcèlement de Peter Kidd, qui a envoyé une série de courriels délirants et menaçants au Professeur Martin Aurell (www.oprom.eu/mefaitscontrenous).
Veuillez, par décence, répondre à cet e-mail en confirmant sa réception, car vous n'avez pas répondu aux e-mails que nous vous avons envoyés individuellement.
Cordialement,
Le comité scientifique de l'Organisation pour la Protection des Manuscrits Médiévaux
